Résultats etude 50+

Étude Quintesens · Nutrition après 50 ans

Après 50 ans, la santé devient une priorité. Mais les bons réflexes nutritionnels restent à renforcer.

Les personnes de plus de 50 ans interrogées sont attentives à leur santé et conscientes que leurs besoins nutritionnels évoluent avec l’âge. Mais lorsqu’on regarde de plus près leurs habitudes et leurs connaissances en matière de lipides, un décalage apparaît entre l’intention de bien faire et certains réflexes du quotidien.

Étude Quintesens menée auprès de 1 053 personnes âgées de 50 ans et plus.

Les chiffres clés

80 %
font davantage attention à leur santé depuis 50 ans
93 %
ont conscience que leurs besoins nutritionnels évoluent avec l’âge
61 %
pensent avoir une alimentation adaptée à leurs besoins après 50 ans
68,5 %
placent « vieillir en bonne santé » parmi leurs principales priorités santé

Base : 1 053 répondants.

Une prise de conscience bien installée

Après 50 ans, la santé devient clairement une priorité. Les répondants sont très majoritairement conscients que leurs besoins évoluent et pensent, pour la plupart, avoir déjà adapté leur alimentation.

Mais cette conscience nutritionnelle se traduit-elle toujours par les bons réflexes en matière de lipides ?

01 · L’huile

Choisie pour la santé, mais l’huile d’olive reste le réflexe n°1

1 personne sur 2 choisit son huile avant tout pour ses bénéfices santé

Les bénéfices santé arrivent en tête des critères de choix d’une huile (50 %), devant le bio, l’origine, le goût ou encore le prix. L’huile n’est donc pas considérée comme un simple ingrédient : elle est aussi choisie pour son intérêt nutritionnel.

Quel est votre principal critère pour choisir une huile ?
Question 6 · base 1 053 · une seule réponse
Les bénéfices santé50,0 %  n = 526
Le bio22,1 %  n = 233
L'origine14,2 %  n = 149
Le goût8,4 %  n = 88
Le prix5,4 %  n = 57

Pourtant…

79 % utilisent principalement de l’huile d’olive

Quelle huile utilisez-vous le plus souvent ?
Question 8 · base 1 053 · une seule réponse
Huile d'olive79,2 %  n = 834
Mélange d'huiles7,7 %  n = 81
Huile de colza5,9 %  n = 62
Huile de tournesol4,5 %  n = 47
Huile de noix1,1 %  n = 12
Autre1,1 %  n = 12
Huile de lin0,5 %  n = 5

L’huile d’olive domine très largement les habitudes des répondants. Pour autant, la majorité semble avoir intégré l’intérêt de la diversité : 69 % déclarent varier leurs huiles au moins de temps en temps.

Variez-vous les huiles que vous consommez ?
Question 7 · base 1 053 · une seule réponse
Oui, très régulièrement31,1 %  n = 328
Oui, de temps en temps38,1 %  n = 401
Rarement15,9 %  n = 167
Non, j'utilise presque toujours la même huile14,9 %  n = 157

Le sujet n’est donc pas d’opposer l’huile d’olive aux autres huiles, mais de comprendre ce qu’elle apporte et pourquoi elle gagne à être complétée.

L’œil de l’expert

L’huile d’olive est une huile intéressante, mais elle ne suffit pas à elle seule.

Souvent perçue comme l’huile santé par excellence, elle est étroitement associée au régime méditerranéen. Or, ce modèle alimentaire ne repose pas uniquement sur l’huile d’olive : il accorde aussi une place régulière au poisson, notamment aux poissons gras, sources d’oméga-3.

Riche en oméga-9, l’huile d’olive peut également être intéressante pour ses polyphénols. La réglementation européenne reconnaît que les polyphénols de l’huile d’olive contribuent à protéger les lipides sanguins contre le stress oxydatif, lorsque l’huile apporte au moins 5 mg d’hydroxytyrosol et de ses dérivés pour 20 g d’huile. L’effet bénéfique est obtenu pour une consommation quotidienne de 20 g d’huile d’olive.

Mais l’huile d’olive apporte très peu d’oméga-3 et pas de DHA. Elle gagne donc à être associée à d’autres sources de matières grasses pour diversifier les apports.

Une bonne huile ne fait pas tous les bons lipides.

02 · Le poisson gras

Un réflexe encore absent chez près de 4 personnes sur 10

37 % ne consomment pas de poisson gras chaque semaine

Les recommandations nutritionnelles françaises préconisent 2 portions de poisson par semaine, dont 1 poisson gras. Pourtant, 37,4 % des répondants déclarent consommer du poisson gras moins d’une fois par semaine.

À quelle fréquence consommez-vous du poisson gras ?
Question 9 · base 1 053 · saumon, sardines, maquereaux, hareng, truite
Deux fois ou plus par semaine27,5 %  n = 290
Une fois par semaine34,6 %  n = 364
Deux à trois fois par mois21,4 %  n = 225
Une fois par mois ou moins11,3 %  n = 119
Jamais4,7 %  n = 50
Autres réponses0,5 %  n = 5

Sardines, maquereaux, harengs, saumon… les poissons gras sont notamment des sources alimentaires d’oméga-3 à longue chaîne, dont le DHA.

L’œil de l’expert

Les poissons gras sont l’une des principales sources alimentaires de DHA.

Lorsque leur consommation n’est pas régulière, il est d’autant plus important de s’intéresser à la diversité de ses sources de bons lipides.

03 · Le DHA

Encore largement méconnu après 50 ans

Plus d’1 personne sur 2 ne sait pas vraiment ce qu’est le DHA

56 % des répondants déclarent ne pas connaître le DHA ou ne pas être sûrs de le connaître.

Avez-vous déjà entendu parler du DHA ?
Question 10 · base 1 053 · une seule réponse
Oui44,4 %  n = 468
Je ne suis pas sûre25,9 %  n = 273
Non29,6 %  n = 312

Un résultat qui contraste avec leur forte sensibilité aux questions de nutrition et de santé : lorsqu’on entre dans le détail des différents acides gras, les connaissances sont moins installées.

Parmi ceux qui connaissent le DHA, 79,7 % l’associent au cerveau et à la mémoire, et 32,1 % à la vision.

Selon vous, à quoi sert principalement le DHA ?
Question 11 · base 468 · personnes déclarant connaître le DHA · plusieurs réponses possibles
Au fonctionnement normal du cerveau et de la mémoire79,7 %
À la santé cardiovasculaire57,3 %
Au maintien d’une vision normale32,1 %
Je ne sais pas4,1 %
L’œil de l’expert

Le DHA est un acide gras oméga-3 qui contribue au fonctionnement normal du cerveau et au maintien d’une vision normale.* D’autres oméga-3 jouent également un rôle important : l’ALA contribue au maintien d’une cholestérolémie normale.**

D’où l’intérêt de diversifier ses sources d’oméga-3 plutôt que de se concentrer sur un seul type de matière grasse.

* L’effet bénéfique du DHA est obtenu avec une consommation quotidienne de 250 mg de DHA.
** L’effet bénéfique de l’ALA est obtenu avec une consommation quotidienne de 2 g d’ALA.

04 · La nutrition adaptée à l’âge

Une vraie attente pour une nutrition plus adaptée

65 % seraient prêts à choisir une huile formulée pour les 50 ans et plus

L’étude révèle également une forte ouverture à des solutions nutritionnelles davantage adaptées à l’âge. 26,9 % des répondants déclarent que c’est exactement le type de produit qu’ils recherchent et 38,5 % seraient prêts à le choisir si le rapport qualité/prix est intéressant. 29,7 % souhaitent d’abord en savoir davantage. À l’inverse, seuls 4,9 % déclarent ne pas en voir l’utilité.

Seriez-vous prêt(e) à choisir une huile spécifiquement formulée pour les 50 ans et plus ?
Question 12 · base 1 053 · une seule réponse
Oui, c'est exactement le type de produit que je recherche26,9 %  n = 283
Oui, si le rapport qualité/prix est intéressant38,5 %  n = 405
Peut-être, je voudrais en savoir plus29,7 %  n = 313
Non, je ne vois pas l'utilité4,9 %  n = 52

Un résultat qui fait écho à un autre enseignement de l’étude : si 93 % savent que leurs besoins nutritionnels évoluent avec l’âge, 38,7 % ne savent pas si leur alimentation est réellement adaptée à ces nouveaux besoins ou considèrent qu’elle ne l’est pas.

05 · L’information nutritionnelle

Un enjeu clé après 50 ans

Internet, première source d’information sur l’alimentation et la santé

37,2 % des répondants se tournent en priorité vers des sites Internet spécialisés pour leurs questions d’alimentation ou de santé. Viennent ensuite le médecin traitant (21,5 %) et les diététiciens ou nutritionnistes (14,9 %).

Vers qui vous tournez-vous en priorité pour une question d’alimentation ou de santé ?
Question 5 · base 1 053 · une seule réponse
Internet (sites spécialisés)37,2 %  n = 392
Mon médecin traitant21,5 %  n = 226
Un diététicien ou nutritionniste14,9 %  n = 157
Autre7,3 %  n = 77
Les réseaux sociaux6,3 %  n = 66
Je ne cherche pas d'information5,6 %  n = 59
Mon entourage3,5 %  n = 37
Un pharmacien2,2 %  n = 23
Les médias (TV, presse, radio)1,5 %  n = 16

Ces résultats soulignent l’importance de proposer une information nutritionnelle fiable, accessible et suffisamment précise, notamment sur les besoins qui évoluent avec l’âge.

Ce que révèle notre étude

L’envie de prendre soin de sa santé est là. Le besoin de repères aussi.

80 % font davantage attention à leur santé depuis 50 ans. 93 % savent que leurs besoins nutritionnels évoluent avec l’âge. Pourtant, 38,7 % ne savent pas si leur alimentation est réellement adaptée à ces nouveaux besoins ou considèrent qu’elle ne l’est pas.

Et lorsqu’on entre plus précisément dans les habitudes liées aux lipides : 79 % utilisent principalement de l’huile d’olive, 37 % consomment du poisson gras moins d’une fois par semaine et 56 % ne connaissent pas le DHA ou ne sont pas sûrs de le connaître.

Enfin, 65 % se disent prêts à choisir une huile formulée pour les 50 ans et plus, tandis que près de 30 % souhaitent en savoir davantage avant de se prononcer.

Le véritable enjeu après 50 ans : passer de l’intention santé à des réflexes nutritionnels plus précis.

Mieux connaître les différentes familles d’acides gras. Varier ses huiles. Diversifier ses sources d’oméga-3. Connaître les sources de DHA. Et comprendre comment les besoins nutritionnels évoluent avec l’âge.

Méthodologie

Étude Quintesens réalisée en ligne du 21 juillet au 17 août 2026 auprès de personnes âgées de 50 ans et plus. 1 113 réponses ont été recueillies et 1 053 retenues après déduplication. L’échantillon est composé de 97,9 % de femmes et 2,1 % d’hommes et n’a pas été constitué selon une méthode de quotas représentative de la population française des 50 ans et plus. Les résultats présentés reflètent donc les réponses des participants à l’étude et ne peuvent être extrapolés à l’ensemble de la population française des 50 ans et plus.

Étude Quintesens · Nutrition après 50 ans · août 2026 · 1 053 répondants