Résultats etude 50+
Après 50 ans, la santé devient une priorité. Mais les bons réflexes nutritionnels restent à renforcer.
Les personnes de plus de 50 ans interrogées sont attentives à leur santé et conscientes que leurs besoins nutritionnels évoluent avec l’âge. Mais lorsqu’on regarde de plus près leurs habitudes et leurs connaissances en matière de lipides, un décalage apparaît entre l’intention de bien faire et certains réflexes du quotidien.
Étude Quintesens menée auprès de 1 053 personnes âgées de 50 ans et plus.
Les chiffres clés
Base : 1 053 répondants.
Une prise de conscience bien installée
Après 50 ans, la santé devient clairement une priorité. Les répondants sont très majoritairement conscients que leurs besoins évoluent et pensent, pour la plupart, avoir déjà adapté leur alimentation.
Mais cette conscience nutritionnelle se traduit-elle toujours par les bons réflexes en matière de lipides ?
Choisie pour la santé, mais l’huile d’olive reste le réflexe n°1
1 personne sur 2 choisit son huile avant tout pour ses bénéfices santé
Les bénéfices santé arrivent en tête des critères de choix d’une huile (50 %), devant le bio, l’origine, le goût ou encore le prix. L’huile n’est donc pas considérée comme un simple ingrédient : elle est aussi choisie pour son intérêt nutritionnel.
Pourtant…
79 % utilisent principalement de l’huile d’olive
L’huile d’olive domine très largement les habitudes des répondants. Pour autant, la majorité semble avoir intégré l’intérêt de la diversité : 69 % déclarent varier leurs huiles au moins de temps en temps.
Le sujet n’est donc pas d’opposer l’huile d’olive aux autres huiles, mais de comprendre ce qu’elle apporte et pourquoi elle gagne à être complétée.
L’huile d’olive est une huile intéressante, mais elle ne suffit pas à elle seule.
Souvent perçue comme l’huile santé par excellence, elle est étroitement associée au régime méditerranéen. Or, ce modèle alimentaire ne repose pas uniquement sur l’huile d’olive : il accorde aussi une place régulière au poisson, notamment aux poissons gras, sources d’oméga-3.
Riche en oméga-9, l’huile d’olive peut également être intéressante pour ses polyphénols. La réglementation européenne reconnaît que les polyphénols de l’huile d’olive contribuent à protéger les lipides sanguins contre le stress oxydatif, lorsque l’huile apporte au moins 5 mg d’hydroxytyrosol et de ses dérivés pour 20 g d’huile. L’effet bénéfique est obtenu pour une consommation quotidienne de 20 g d’huile d’olive.
Mais l’huile d’olive apporte très peu d’oméga-3 et pas de DHA. Elle gagne donc à être associée à d’autres sources de matières grasses pour diversifier les apports.
Une bonne huile ne fait pas tous les bons lipides.
Un réflexe encore absent chez près de 4 personnes sur 10
37 % ne consomment pas de poisson gras chaque semaine
Les recommandations nutritionnelles françaises préconisent 2 portions de poisson par semaine, dont 1 poisson gras. Pourtant, 37,4 % des répondants déclarent consommer du poisson gras moins d’une fois par semaine.
Sardines, maquereaux, harengs, saumon… les poissons gras sont notamment des sources alimentaires d’oméga-3 à longue chaîne, dont le DHA.
Les poissons gras sont l’une des principales sources alimentaires de DHA.
Lorsque leur consommation n’est pas régulière, il est d’autant plus important de s’intéresser à la diversité de ses sources de bons lipides.
Encore largement méconnu après 50 ans
Plus d’1 personne sur 2 ne sait pas vraiment ce qu’est le DHA
56 % des répondants déclarent ne pas connaître le DHA ou ne pas être sûrs de le connaître.
Un résultat qui contraste avec leur forte sensibilité aux questions de nutrition et de santé : lorsqu’on entre dans le détail des différents acides gras, les connaissances sont moins installées.
Parmi ceux qui connaissent le DHA, 79,7 % l’associent au cerveau et à la mémoire, et 32,1 % à la vision.
Le DHA est un acide gras oméga-3 qui contribue au fonctionnement normal du cerveau et au maintien d’une vision normale.* D’autres oméga-3 jouent également un rôle important : l’ALA contribue au maintien d’une cholestérolémie normale.**
D’où l’intérêt de diversifier ses sources d’oméga-3 plutôt que de se concentrer sur un seul type de matière grasse.
* L’effet bénéfique du DHA est obtenu avec une consommation quotidienne de 250 mg de DHA.
** L’effet bénéfique de l’ALA est obtenu avec une consommation quotidienne de 2 g d’ALA.
Une vraie attente pour une nutrition plus adaptée
65 % seraient prêts à choisir une huile formulée pour les 50 ans et plus
L’étude révèle également une forte ouverture à des solutions nutritionnelles davantage adaptées à l’âge. 26,9 % des répondants déclarent que c’est exactement le type de produit qu’ils recherchent et 38,5 % seraient prêts à le choisir si le rapport qualité/prix est intéressant. 29,7 % souhaitent d’abord en savoir davantage. À l’inverse, seuls 4,9 % déclarent ne pas en voir l’utilité.
Un résultat qui fait écho à un autre enseignement de l’étude : si 93 % savent que leurs besoins nutritionnels évoluent avec l’âge, 38,7 % ne savent pas si leur alimentation est réellement adaptée à ces nouveaux besoins ou considèrent qu’elle ne l’est pas.
Un enjeu clé après 50 ans
Internet, première source d’information sur l’alimentation et la santé
37,2 % des répondants se tournent en priorité vers des sites Internet spécialisés pour leurs questions d’alimentation ou de santé. Viennent ensuite le médecin traitant (21,5 %) et les diététiciens ou nutritionnistes (14,9 %).
Ces résultats soulignent l’importance de proposer une information nutritionnelle fiable, accessible et suffisamment précise, notamment sur les besoins qui évoluent avec l’âge.
Ce que révèle notre étude
L’envie de prendre soin de sa santé est là. Le besoin de repères aussi.
80 % font davantage attention à leur santé depuis 50 ans. 93 % savent que leurs besoins nutritionnels évoluent avec l’âge. Pourtant, 38,7 % ne savent pas si leur alimentation est réellement adaptée à ces nouveaux besoins ou considèrent qu’elle ne l’est pas.
Et lorsqu’on entre plus précisément dans les habitudes liées aux lipides : 79 % utilisent principalement de l’huile d’olive, 37 % consomment du poisson gras moins d’une fois par semaine et 56 % ne connaissent pas le DHA ou ne sont pas sûrs de le connaître.
Enfin, 65 % se disent prêts à choisir une huile formulée pour les 50 ans et plus, tandis que près de 30 % souhaitent en savoir davantage avant de se prononcer.
Le véritable enjeu après 50 ans : passer de l’intention santé à des réflexes nutritionnels plus précis.
Mieux connaître les différentes familles d’acides gras. Varier ses huiles. Diversifier ses sources d’oméga-3. Connaître les sources de DHA. Et comprendre comment les besoins nutritionnels évoluent avec l’âge.
Méthodologie
Étude Quintesens réalisée en ligne du 21 juillet au 17 août 2026 auprès de personnes âgées de 50 ans et plus. 1 113 réponses ont été recueillies et 1 053 retenues après déduplication. L’échantillon est composé de 97,9 % de femmes et 2,1 % d’hommes et n’a pas été constitué selon une méthode de quotas représentative de la population française des 50 ans et plus. Les résultats présentés reflètent donc les réponses des participants à l’étude et ne peuvent être extrapolés à l’ensemble de la population française des 50 ans et plus.
Étude Quintesens · Nutrition après 50 ans · août 2026 · 1 053 répondants



